Théâtre 95

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Regarde les lumières mon amour

D’ANNIE ERNAUX
MISE EN SCÈNE DE CLOTILDE MOYNOT

COMPAGNIE PIÈCES MONTÉES

Mercredi 8 mars à 20h30

Avec Albertine Itela, Nicolas Senty, Assane Timbo, Clotilde Moynot
chorégraphie Geneviève Mazin
musique et bande-son Jefferson Lembeye
décor Jean Haas
costumes et accessoires Virginie Alba
Lumières Sylvain Pielli
Régie Alain Tomety
production Pièces montées
coproduction C.C.A.S., Théâtre 95

avec le soutien du Théâtre Eurydice/Plaisir, de La Générale du Nord-Est et du réseau RAVIV
Regarde les lumières mon amour est publié aux éditions du Seuil, dans la collection « Raconter la vie ».

Droits théâtre gérés par les Editions Gallimard

 

Théâtre / Coproduction
«Souvent, j’ai été accablée par un sentiment d’impuissance et d’injustice en sortant de l’hypermarché. Pour autant, je n’ai cessé de ressentir l’attractivité de ce lieu et la vie collective, subtile, spécifique, qui s’y déroule. Il se peut que cette vie disparaisse bientôt avec la prolifération des systèmes commerciaux individualistes, tels que la commande sur Internet et le “drive” qui, paraît-il, gagne de jour en jour du terrain dans les classes moyennes et supérieures.» (Annie Ernaux)

 

Durée du spectacle : 1h30

 

En savoir plus

«Pendant un an, Annie Ernaux a tenu le journal de ses visites à l’hypermarché Auchan de sa ville. Pour moi, adapter ce journal de bord à la scène est d’abord l’occasion de composer un album sensible d’une réalité rarement élevée à la dignité artistique, car affaire de femmes, et donc traditionnellement invisible. Ensuite, à l’heure de la disparition annoncée des hypermarchés, ce spectacle est aussi l’occasion de dresser un tableau de la façon dont les classes moyennes et populaires (clients et employés de ces hypermarchés) “font société” en ces lieux : comment avons-nous intégré ou résisté à leur logique commerciale, leurs usages ? Dans quel état sommesnous, après 40 ans de gigantisme, de surabondance, de vidéosurveillance, de diktats commerciaux, de gâchis ? Quelle vie menons-nous en ces lieux ? » (Clotilde Moynot)

 

Annie Ernaux

L’oeuvre d’Annie Ernaux est très fortement marquée par une démarche sociologique qui tente de « retrouver la mémoire de la mémoire collective dans une mémoire individuelle ». Selon elle, cette démarche sociologisante permet d’élargir le « je» autobiographique traditionnel : « Le “Je” que j’utilise me semble une forme impersonnelle. (…) Il ne constitue pas un moyen de m’autofictionner, mais de saisir, dans mon expérience, les signes d’une réalité.» La plupart de ses livres sont publiés aux Editions Gallimard et ont été couronnés par de nombreux prix.

La presse en parle

AVT_Telerama_6680« Regarde les lumières mon amour est (…) un cahier d’observations, un relevé empathique et politique. Fondue dans la foule des clients, Annie Ernaux regarde autour d’elle et enregistre les détails du décor, les visages. Elle scrute les attitudes, attentive à l’individu tel qu’il se comporte, s’intègre, se débat ou tente de s’évader (en pensée) de cet étrange biotope, non exempt de violence. (…) Elle médite sur le geste consommateur, la société d’abondance – ses trompe-l’oeil, ses impasses. »