Théâtre 95

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Le vent se lève (les idiots/irrécupérables ?)

CONCEPTION, RÉALISATION ET MISE EN SCÈNE DE DAVID AYALA
D’APRÈS LE BEL AUJOURD’HUI (ÉCRITURE SCÉNIQUE COLLECTIVE)
AVEC DES TEXTES DE PIER PAOLO PASOLINI, LE COMITÉ INVISIBLE,
D.-A.-F. DE SADE, GUY DEBORD, PHILIPPE MURAY, EDWARD BOND

COMPAGNIE LA NUIT REMUE

Mardi 21 février à 20h30
Mercredi 22 février à 20h30
Jeudi 23 février à 20h30

Autour du spectacle : découvrez au Théâtre 95 une exposition des photos d’actualité et réalisées lors du tournage des séquences vidéos, signées Henri Granjean.

avec (cocréateurs) Sophie Affholder, Fabienne Augie, David Ayala, Élodie Buisson, Diane Calma, Roger Cornillac, Hervé Gaboriau, Stéphane Godefroy, Christophe Labas-Lafite, Silvia Mammano, Alexandre Morand, Maryse Poulhe, Véronique Ruggia, Philippe Sturbelle
scénographie et costumes Jane Joyet
création vidéo Benoît Lahoz
création son Laurent Sassi
création lumière Jean-Michel Bauer
régie générale Jean-Marie Deboffe
assistantes à la mise en scène Nadège Samour, Amandine Du Rivau
production La nuit remue
coproduction Les Célestins/Théâtre de Lyon, Théâtre Jean-Claude-Carrière – Domaine d’O/Montpellier, Théâtre Firmin-Gémier – La Piscine/Pôle national des Arts du cirque d’Antony et de Châtenay-Malabry, Théâtre 95, Centre dramatique national de Nancy-Lorraine, Théâtre Liberté/Toulon
avec le soutien du Théâtre national de Toulouse-Midi-Pyrénées, du Théâtre 13/Paris, de l’association Selectron libre/Paris
avec l’aide à la création de la Drac Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, et la participation financière du conseil régional
du Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
avec le soutien de L’ADAMI , la SPEDIDAM , La culture avec la copie privée
remerciements au Théâtre L’Escabeau/Briare et au Printemps des Comédiens/Montpellier

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Théâtre / Coproduction
Que reste-t-il lorsque tout référent idéologique a disparu dans une amnésie de l’Histoire ? Lorsque le politique qui a essoré les corps et désespéré les esprits se trouve supplanté par la suprématie de la consommation et de la médiatisation désormais érigées au rang de religions ? Lorsque le virtuel est devenu le nouveau « shoot » des masses ? Que reste-il alors, si ce n’est l’avènement aussi drôle que pathétique d’un nouvel être. Un mutant qui peuple les rues, les maisons et jouit d’une souveraineté sans borne : l’idiot.

 

Spectacle obligatoire dans l’abonnement

Durée du spectacle : 2h30

 

En savoir plus

Critique ludique et époustouflante, Le vent se lève s’emploie à traquer et à mettre en scène les comportements dits «normaux» et «anormaux» des citoyens-spectateurs décrits par l’écrivain, essayiste et cinéaste Guy Debord en son temps. David Ayala met ainsi en évidence la manière dont le curseur de l’histoire a fait dérailler la machine donnant lieu à un monde peuplé d’individus privés par la puissance de l’ultralibéralisme de toute capacité d’intelligence, de discernement et de révolte.
Dans cette mise en scène inventive construite sous forme de séquences en short-cuts inspirés de Robert Altman rejouant des situations de la vie quotidienne en mode tragi-comédie, Le vent se lève interroge notre capacité à être encore humain dans un monde globalement « idiotisé ».
En réinvestissant la puissance de la pensée d’écrivains emblématiques tels que Pasolini, Muray, Sade…, c’est le désespoir de vivre dans nos réalités contemporaines qui est passé au crible et ainsi transfiguré par la force d’un souffle galvanisant, prophétique et salvateur.

 

David Ayala

Alternant ou menant de front le jeu, la mise en scène et l’écriture avec autant d’énergie, David Ayala fait partie de ces artistes généreux dans leur façon de « faire du théâtre ».
Presque dix ans après avoir mis en scène les mécanismes de la « société du spectacle» dénoncée par Guy Debord avec Scanner, créé en 2007 au Théâtre 95, David Ayala en propose son prolongement dans une forme tout aussi inventive, débridée et tonique : 13 comédiens et la force des textes pour dire la passivité frisant l’idiotie des consommateurs que nous sommes devenus, parfois malgré nous. Un spectacle sur la stupidité de tous les discours dominants, y compris les discours politiques et économiques, et qui explore surtout les paroles d’espoir et les nouvelles formes de vie qui pourraient s’extirper de la dictature de l’idiotie et retrouver l’absolu désir d’être humain dans un monde désespérément en guerre contre l’humanité.

La presse en parle

logo_la_terrasse«Un spectacle fascinant, énigmatique et à la force dévastatrice sur le prince de la subversion : à voir de toute urgence (…); David Ayala donne à entendre cette parole insurgée toujours dérangeante. Qui ne laisse personne indifférent. » à  propos de Scanner, mis en scène par David Ayala