Théâtre 95

EF_15N03031138 copie

Le Faiseur

DE HONORÉ DE BALZAC
MISE EN SCÈNE DE ROBIN RENUCCI
Compagnie Tréteaux de France – Centre dramatique national

mercredi 4 novembre à 10h, jeudi 5 novembre à 14h30 et à 20h30, vendredi 6 novembre à 14h30 et 20h30, samedi 7 novembre à 20h30

Durée : 2h
Tout Public

avec Judith D’Aleazzo, Tariq Bettahar, Jeanne Brouaye, Bruno Cadillon, Daniel Carraz, Gérard Chabanier, Thomas Fitterer, Sylvain Méallet, Patrick Palmero, Stéphanie Ruaux

Dramaturge – Evelyne Loew

Scénographie – Samuel Poncet

Lumières – Julie-Lola Lanteri-Cravet

Costumes – Thierry Delettre

Maquillages et perruques – Jean-Bernard Scotto

Adaptation musicale – Philippe Le Chevalier

Assistants à la mise en scène – Joséphine Chaffin et Sylvain Méallet

 

Le Faiseur est une comédie grinçante qui annonce dès les années 1840 les dérives de la spéculation telles que nous les subissons de plein fouet en 2015. Dans ce salon bourgeois que le jeu social investit comme une scène, l’écriture balzacienne rend compte de la spirale extrême où entraîne la finance.

  

 

En savoir plus

Une comédie grinçante sur les dérives de la spéculation financière. Un Madhoff du 19ème siècle.

En écrivant Le Faiseur, Balzac est visionnaire. Dans ce texte matriciel du libéralisme économique, il annonce dès les années 1840 les dérives de la spéculation telles que nous les subissons de plein fouet en 2015. L’auteur de La Comédie humaine est ici le descripteur d’un capitalisme financier dont le théâtre se fait aujourd’hui témoin. Dans ce salon bourgeois que le jeu social investit comme une scène, l’écriture balzacienne, avec une contemporanéité inouïe, rend compte de la spirale extrême où entraîne la finance.

Sur le tréteau qui est la marque du CDN des Tréteaux de France, Robin Renucci nous conduit au plus près de la critique balzacienne, dans le huit-clos de ce salon bourgeois où s’opère un va et vient jubilatoire entre les personnage du 19ème et les acteurs du 21ème siècle.  Le Faiseur éclaire nos zones d’ombre contemporaines et, en négatif, interroge le monde que nous cherchons à construire ensemble.

Honoré de Balzac

 

Balzac aura courtisé les grandes dames, rêvé salons, affaires mirobolantes, fortune, pluie d’or, mariage princier. De fait, il a vécu toute sa vie de l’écriture, d’un travail journalier. C’est un véritable ouvrier des lettres. Il signe souvent avec un éditeur pour un roman alors qu’il n’a pas fini le précédent. Il est enchaîné à des nuits et des nuits de travail, dopé à son célèbre café, extra-fort, préparé par ses soins. Vêtu d’un habit confortable à capuche, très contemporain – il n’y a que lui pour porter une chose pareille à l’époque – il compose, élément après élément, une œuvre gigantesque avec le dessein proclamé de rendre compte de façon panoramique du XIXe siècle français, d’en dévoiler les mécanismes cachés. Il assemble son puzzle de personnages, tous originaux, tous merveilleusement individualisés, répartis à Paris et en province, témoins de comportements, d’habitats, d’habitudes, de passions. Une constante traverse tout cela : la défense de femmes prisonnières de leur situation sociale étouffante. Ses personnages évoluent, réapparaissent, sont saisis à divers moments de leur vie. Comme il en a affiché le projet fou dans son avant-propos de La Comédie humaine, il « lève progressivement le rideau sur un drame à trois ou quatre mille personnages ».

 

Robin Renucci

Elève à l’Atelier-École Charles Dullin de 1975 à 1977, Robin Renucci entre au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique dans les classes de Jean-Paul Roussillon, Pierre Debauche, Marcel Bluwal et Antoine Vitez. Il joue au théâtre sous la direction des plus grands metteurs en scène entre autre : Marcel Bluwal (1980), Roger Planchon (1983), Patrice Chéreau (1988), Antoine Vitez (Le Soulier de Satin de Paul Claudel 1987 ; prix Gérard Philipe), Jean-Pierre Miquel (1990), Jean Mercure (1985), Marie-Paule André (François Truffaut Correspondance 1996 ; nomination aux Molière), Lambert Wilson (2001), Cécile Guillemot (2006),  Michel Fagadau (2006) et Serge Lipszyc (2010-2011). Au cinéma, il tourne avec Christian de Challonge (1982), Michel Deville (1981), Diane Kurys (1983 et 1999), Gérard Mordillat (1984), Jean-Charles Tachella (Escalier C 1985 ; film pour lequel il est nommé aux Césars), Claude Chabrol (1987 et 200§), Philippe le Guay (1989), Laurent Heyneman (1990), Alain Bévérini (2002), Bernardo Bertolucci (2003), Jean-Pierre Mocky (2003) et Jean-Paul Salomé (2004). En 2007, il tourne son premier long métrage Sempre Vivu ! en tant que réalisateur.Il joue dans de nombreux films pour la télévision et notamment dans la série télévisée de France 3 Un Village Français. Fondateur et président de L’ARIA en Corse, il y organise depuis 1998 les Rencontres Internationales de Théâtre en Corse.

Robin Renucci est administrateur de l’ADAMI et président du Conseil d’Administration de L’ENSATT, l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre, à Lyon. Il est professeur au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique.

Il a été nommé directeur du Centre dramatique national des Tréteaux de France en juillet 2011, succédant à Marcel Maréchal. Il met en scène Mademoiselle Julie, d’August Strindberg, en 2012, interprète Don Salluste dans Ruy Blas de Victor Hugo, mis en scène par Christian Schiaretti (2011-2012), Arnolphe dans L’Ecole des femmes de Molière, mis en scène par Christian Schiaretti (2013) et le professeur dans La Leçon d’Ionesco, mis en scène par Christian Schiaretti (2014).

La presse en parle

 

Les Echos+signat_noir

« (…) ce « Faiseur » (…) n’est pas un vaudeville poussiéreux signé de l’auteur de la « Comédie Humaine », mais une fable très en phase avec notre temps. (…) « Le Faiseur » séduit par sa fougue et son humour carnassier (…) »

Philippe Chevilley (21/07/15)

 

logo_huma

« (…) Cette comédie vive, drôle et féroce, fait mouche à chaque réplique, nous éclairant sur la mécanique implacable de la finance. (…). Il y a du souffle, de l’énergie, des comédiens remarquables qui font entendre la partition balzacienne avec une joie contagieuse.

Marie-José Sirach (22/07/15)

 

AVT_Telerama_6680« … Acteur populaire, (…) il nourrit (…) depuis toujours, un intérêt sincère pour le partage du théâtre avec le plus grand nombre… »

 

Emmanuelle Bouchez, à propos de Robin Renucci