Théâtre 95

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LA GUERRE : ÉVIDENCES ET SILENCES

CONFÉRENCE – DÉBAT
 

LA GUERRE : ÉVIDENCES ET SILENCES
AVEC LUDIVINE BANTIGNY, HISTORIENNE
> MERCREDI 18 OCTOBRE > 20H30

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Les interventions militaires françaises font l’objet tout à la fois d’un silence, d’un tabou et d’une unanimité supposée. On l’entend souvent : la France ne serait plus en guerre depuis la guerre d’Algérie. De fait, de l’Irak à la Syrie, de la Libye au Mali, ces interventions sont très largement invisibilisées par les médias, comme si ce n’était pas là un sujet.
Que sait-on exactement des frappes menées sous commandement français et comment peut-on les caractériser ? Existe-t-il en France un mouvement anti-guerre, si présent dans d’autres pays comme l’Espagne ou le Royaume-Uni ?

LES PROCHAINS RENDEZ-VOUS 

EXCLUSION ET TRÈS GRANDE PAUVRETÉ
AVEC CHRISTINE LACONDE, DIRECTRICE DU SAMU SOCIAL
> MERCREDI 21 MARS > 20H30

LES RICHES
PROGRAMMATION EN COURS
> MERCREDI 16 MAI > 20H30

LUDIVINE BANTIGNY

Ludivine Bantigny est historienne, maître de conférences à l’université de Rouen Normandie. Ses recherches portent sur les engagements politiques et la conscience historique au XXe siècle, et son travail en cours sur 1968. Elle a notamment publié Le plus bel âge ? Jeunes et jeunesse en France de l’aube des « Trente Glorieuses » à la guerre d’Algérie (Fayard, 2007), Jeunesse oblige. Histoire des jeunes en France (XIXe-XXIe siècles) (PUF, 2009, avec Ivan Jablonka) et La France à l’heure du monde. De 1981 à nos jours (Seuil, 2013). Son prochain livre à paraitre s’intitule 1968. De grands soirs en petits matins (Seuil, 2018).

CONFERENCES-DEBATS

Depuis des années, le Théâtre 95 se veut un lieu d’intelligence collective, de fabrique du citoyen, un forum de démocratie ouvert à tous où se frottent, où s’interpellent pensées, expériences et aventures artistiques et intellectuelles.

Lors de la saison précédente, nous avions proposé, dans cet esprit, des thèmes qui touchaient à la vie quotidienne : la famille, le travail, l’éducation. Nous étions, et sommes toujours, convaincus de l’intérêt pour chacun de réinterroger un certain nombre de certitudes, d’a priori, de chercher les bonnes réponses pour donner sens à sa vie.

Cette année, avec les échéances électorales, le débat dans notre pays a pris un tour très politique. Les candidats aux présidentielles proposent différentes stratégies de développement économique et social, du libéralisme à l’anti capitalisme. Il n’est pas question au Théâtre 95 de se faire l’écho de tel ou tel projet politique.
Cependant, en deçà des programmes surgit de manière récurrente, une question fondamentale, celle de la répartition des richesses : qui bénéficie ou bénéficiera des richesses produites et pourquoi ? Qui reste sur le bord du chemin et pourquoi ? Les inégalités s’accroissent, lisons-nous : pouvons-nous mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre ?
Ne faut-il pas interroger particulièrement les obstacles au fameux « vivre ensemble », formule consacrée qui gomme les fractures profondes entre riches et pauvres, salariés et précaires, gens d’ici et d’ailleurs.

Nous interrogerons sur ce sujet un sociologue et parallèlement nous demanderons à Christine Laconde, quelle est son analyse des phénomènes d’exclusion et de grande pauvreté qu’elle connaît bien puisqu’elle dirige le SAMU social. Qui sont les « sans domicile fixe » ? Les SDF ? Originaires pour beaucoup de pays étrangers, ils sont chaque jour plus nombreux dans nos rues : d’où viennent-ils? Que révèlent-ils de notre monde où se perpétuent les conflits armés ?
En effet, la France fait la guerre, « en se battant en pays étranger, nos armées nous défendent » déclarent nos dirigeants. Et si c’était exactement le contraire? Si les guerres d’ingérence ne faisaient qu’alimenter la spirale de la violence et de la vengeance, dans le monde et au sein de notre pays ? Question difficile et polémique dont nous débattrons avec Ludivine Bantigny, historienne.

Les débats du Théâtre 95 n’ont certes pas la prétention d’apporter les solutions aux problèmes posés mais ils proposent des temps de réflexion, d’ouverture, des pistes peut-être, que chacun peut ou non, poursuivre, enrichir.

Nous tentons toujours, dans cet espace de discussion qu’est le Théâtre 95, d’éviter les approches simplistes, immédiates, les solutions qui paraissent relever du bon sens, pour avancer sur les chemins de la complexité, de la rigueur, de la pensée.