Théâtre 95

©PaulineLeGoff_iliade_01

Iliade

D’APRÈS HOMÈRE
ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE DE PAULINE BAYLE

COMPAGNIE À TIRE D’AILE

Vendredi 26 mai à 20h00

AVEC FLORENT DORIN, ALEX FONDJA, JADE HERBULOT (EN ALTERNANCE AVEC PAULINE BAYLE),
YANN TASSIN, CHARLOTTE VAN BEVERSSELÈS
SCÉNOGRAPHIE CAMILLE DUCHEMIN
LUMIÈRE PASCAL NOËL
COSTUMES CAMILLE AÏT

Rencontres Jeune Création
D’un côté les Grecs, de l’autre les Troyens et entre les deux une guerre qui dure depuis neuf ans. Parce qu’Agamemnon l’a humilié devant tous ses compagnons, Achille décide de se retirer du combat. Privés de leur meilleur guerrier, les Grecs vacillent tandis que les Troyens gagnent du terrain…
Pauline Bayle signe l’adaptation de cette épopée immémoriale où les destins s’entremêlent dans un mouvement allant de la colère teintée de fer à la compassion trempée de larmes.
Aujourd’hui, alors que l’Europe traverse une crise politique majeure, elle nous fait réentendre la voix d’Homère, lui qui nous parle de l’oppression sans jamais tomber dans le manichéisme et met en lumière toute l’amertume que le sort fait peser sur la lignée des hommes. Parce qu’il n’y a pas de héros, seulement des hommes prêts à tout pour échapper à la souffrance.

 

Durée du spectacle : 1h20

 

Rencontres Jeune Création

Iliade, vendredi 26 mai à 20h00
Arable, vendredi 26 mai à 22h00
C’est (un peu) compliqué d’être l’origine du monde, samedi 27 mai à 20h00
Ce qui demeure, samedi 27 mai à 22h00

«Soutenir l’émergence de ceux qui produisent déjà le théâtre de demain.» Joël Dragutin
Affirmées de manière individuelle ou collective, intime ou au contraire démonstrative et impertinente, les problématiques posées par les jeunes compagnies interrogent le temps présent et souvent le dépassent pour l’inscrire dans une histoire commune universelle et intemporelle.
Qu’il s’agisse de la construction de son identité à la lumière de la mémoire familiale avec des spectacles tels que Arable de Karima El Kharraze (compagnie À bout portant) ou Ce qui demeure d’Élise Chatauret (compagnie Babel), de la place accordée à la femme dans la société lorsque celle-ci acquiert le « statut » de mère avec C’est (un peu) compliqué d’être l’origine du monde du collectif Les Filles de Simone, ou de la façon de sublimer la souffrance inhérente à la condition de mortel avec Iliade du collectif À tire d’aile, les jeunes compagnies bousculent les figures tutélaires de nos représentations pour en reposer les enjeux, manifestant là un besoin de renouveau esthétique mêlant réalité et fiction.
Au programme de ces Rencontres Jeune création, quatre jeunes femmes – ou groupes de jeunes femmes – s’emparent d’un plateau bien souvent  dépouillé pour investir de leurs corps et de leurs voix un espace réécrit à chaque représentation, comme pour mieux partager avec le spectateur le vivant de l’instant, sa fragilité, par opposition à la stabilité d’un « produit » qui serait calibré et reproductible à l’identique. Dans ces espaces épurés, propices au développement de l’imaginaire, le spectateur est invité à faire sien le cheminement qui est le leur, inscrivant l’acte théâtral dans un espace commun créateur de pensées et d’émotions, voire de valeurs communes.
C’est pour partager plus intensément ce temps que nous le proposons dans le cadre de deux soirées consécutives composées chacune de deux spectacles aux formats courts (1h15 maximum).
Et si « soutenir l’émergence de ceux qui produisent déjà le théâtre de demain » est bien la vocation d’une scène dédiée aux écritures contemporaines, comme nous en témoignons tout au long de la saison avec des spectacles tels que Méduse, Le Chien, la Nuit, le Couteau, Une chambre à Rome ou encore Par les villages, ce soutien ne peut exister sans votre présence et sans votre engagement aux côtés des artistes, comme le rappelle Joël Dragutin dans son éditorial…

Souscription au PASS 4 spectacles 20 € (voir détails – page tarifs)

 

 

La presse en parle

La Croix«Mêlant propos de leur cru et texte d’Homère, ils font entendre avec une énergie superbe ce chant de guerre et de mort, d’amour et de haine, dans un langage qui est celui d’aujourd’hui… »