Théâtre 95

C'est un peu compliqué

C’est (un peu) compliqué d’être l’origine du monde

CRÉATION COLLECTIVE
CLAIRE FRETEL, TIPHAINE GENTILLEAU, CHLOÉ OLIVÈRES

COMPAGNIE LES FILLES DE SIMONE

Samedi 27 mai à 20h00

AVEC TIPHAINE GENTILLEAU, CHLOÉ OLIVÈRES
LUMIÈRE, RÉGIE MATHIEU COURTAILLIER

Rencontres Jeune Création
Il s’agit d’une jeune femme. Enfin de plusieurs. Mais peut-être sont-elles
toutes contenues en une. Une femme à facettes comme il en est des boules. Et, boule, elle va le devenir car plusieurs elle vient de se découvrir. La voilà confrontée à la maternité. Elle est donc à ce moment de sa vie où être un homme comme les autres ne lui est plus permis. Et c’est là et pour ça que commence une quête – de sens, d’identité – qu’on aimerait féministe mais qui sera surtout un peu pathétique et très souvent contradictoire. Car elle se demande – elle ne sait pas – comment on échappe à son sort de sexe faible mais qui enfante. Alors puisqu’elle n’est pas née femme ni mère, elle va le devenir, elle va tracer sa route et en voiture Simone – Simone dont nous reparlerons, vous imaginez bien… Pour l’heure, pour elle, malgré la joie – et c’est l’expression qui veut ça – c’est la chute : elle est tombée enceinte. Elle tombe de haut en elle-même, dans la maternité qui se doit d’être heureuse parce qu’elle est désirée, dans cette bouche béante sans un poil auquel se rattraper.

 

Durée du spectacle : 1h10

 

Rencontres Jeune Création

Iliade, vendredi 26 mai à 20h00
Arable, vendredi 26 mai à 22h00
C’est (un peu) compliqué d’être l’origine du monde, samedi 27 mai à 20h00
Ce qui demeure, samedi 27 mai à 22h00

«Soutenir l’émergence de ceux qui produisent déjà le théâtre de demain.» Joël Dragutin
Affirmées de manière individuelle ou collective, intime ou au contraire démonstrative et impertinente, les problématiques posées par les jeunes compagnies interrogent le temps présent et souvent le dépassent pour l’inscrire dans une histoire commune universelle et intemporelle.
Qu’il s’agisse de la construction de son identité à la lumière de la mémoire familiale avec des spectacles tels que Arable de Karima El Kharraze (compagnie À bout portant) ou Ce qui demeure d’Élise Chatauret (compagnie Babel), de la place accordée à la femme dans la société lorsque celle-ci acquiert le « statut » de mère avec C’est (un peu) compliqué d’être l’origine du monde du collectif Les Filles de Simone, ou de la façon de sublimer la souffrance inhérente à la condition de mortel avec Iliade du collectif À tire d’aile, les jeunes compagnies bousculent les figures tutélaires de nos représentations pour en reposer les enjeux, manifestant là un besoin de renouveau esthétique mêlant réalité et fiction.
Au programme de ces Rencontres Jeune création, quatre jeunes femmes – ou groupes de jeunes femmes – s’emparent d’un plateau bien souvent  dépouillé pour investir de leurs corps et de leurs voix un espace réécrit à chaque représentation, comme pour mieux partager avec le spectateur le vivant de l’instant, sa fragilité, par opposition à la stabilité d’un « produit » qui serait calibré et reproductible à l’identique. Dans ces espaces épurés, propices au développement de l’imaginaire, le spectateur est invité à faire sien le cheminement qui est le leur, inscrivant l’acte théâtral dans un espace commun créateur de pensées et d’émotions, voire de valeurs communes.
C’est pour partager plus intensément ce temps que nous le proposons dans le cadre de deux soirées consécutives composées chacune de deux spectacles aux formats courts (1h15 maximum).
Et si « soutenir l’émergence de ceux qui produisent déjà le théâtre de demain » est bien la vocation d’une scène dédiée aux écritures contemporaines, comme nous en témoignons tout au long de la saison avec des spectacles tels que Méduse, Le Chien, la Nuit, le Couteau, Une chambre à Rome ou encore Par les villages, ce soutien ne peut exister sans votre présence et sans votre engagement aux côtés des artistes, comme le rappelle Joël Dragutin dans son éditorial…

Souscription au PASS 4 spectacles 20 € (voir détails – page tarifs)

 

 

La presse en parle

logofigaro«Être mère, quelle galère ! Elles sont merveilleuses. Drôles, audacieuses, insolentes, joyeuses, intelligentes…»