Théâtre 95

Ce qui demeure

Ce qui demeure

TEXTE ET MISE EN SCÈNE D’ÉLISE CHATAURET
COMPAGNIE BABEL
 
Samedi 27 mai à 22h00

AVEC JUSTINE BACHELET, SOLENNE KERAVIS, MARC SENS
SCÉNOGRAPHIE CHARLES CHAUVET
LUMIÈRE MARIE-HÉLÈNE PINON
DRAMATURGIE THOMAS PONDEVIE
COMPOSITION SONORE GUITARES MARC SENS
COSTUMES ISABELLE PASQUIER
ADMINISTRATION ProductionMARIE BEN BACHIR et CAROLINE SIMONIN

Production Compagnie Babel-Elise Chatauret
Coproduction et accueil en diffusion Théâtre des 2 Rives de Charenton
Avec L’Aide à la Production de la DRAC Île-de-France.
Avec la participation artistique du Jeune théâtre national.
Avec le soutien de La Commune – CDN d’Aubervilliers, du CENTQUATRE – PARIS.
Diffusion Collectif 12 ; Le Colombier-Bagnolet ; Anis Gras – Arcueil ; Pôle Culturel d’Alfortville ; La Loge-Paris ; Théâtre 95 – scène conventionnée aux écritures contemporaines

La compagnie Babel – Elise Chatauret est associée au Collectif 12.

Rencontres Jeune Création
«Je travaille comme une réalisatrice de films documentaires. Je choisis un sujet, j’enquête. Mes personnages sont des personnes que je rencontre. Je mène auprès d’elle des entretiens, je travaille à partir du lien que nous créons ensemble.
J’ai une amie très chère qui a 93 ans. Pour la première fois, le personnage que je choisis est quelqu’un avec qui j’ai un lien intime. Cette amie me raconte les arbres généalogiques, sa vie de femme, de mère, les guerres suivies de périodes de prospérité, d’explosion de créativité : le rythme d’un siècle.
Ce qu’elle me dit est ce qu’elle souhaite laisser après elle. Je m’interroge de mon côté sur ce qui échappe, affleure à la surface des mots. Qu’est-ce qui demeure ? Qu’est-ce qui reste ? J’interroge la mémoire, la construction de l’histoire.
Sur scène, deux jeunes femmes et un musicien explorent la restitution de cette matière pour un public aujourd’hui. » (Élise Chatauret)

 

Durée du spectacle : 1h30

 

Rencontres Jeune Création

Iliade, vendredi 26 mai à 20h00
Arable, vendredi 26 mai à 22h00
C’est (un peu) compliqué d’être l’origine du monde, samedi 27 mai à 20h00
Ce qui demeure, samedi 27 mai à 22h00

«Soutenir l’émergence de ceux qui produisent déjà le théâtre de demain.» Joël Dragutin
Affirmées de manière individuelle ou collective, intime ou au contraire démonstrative et impertinente, les problématiques posées par les jeunes compagnies interrogent le temps présent et souvent le dépassent pour l’inscrire dans une histoire commune universelle et intemporelle.
Qu’il s’agisse de la construction de son identité à la lumière de la mémoire familiale avec des spectacles tels que Arable de Karima El Kharraze (compagnie À bout portant) ou Ce qui demeure d’Élise Chatauret (compagnie Babel), de la place accordée à la femme dans la société lorsque celle-ci acquiert le « statut » de mère avec C’est (un peu) compliqué d’être l’origine du monde du collectif Les Filles de Simone, ou de la façon de sublimer la souffrance inhérente à la condition de mortel avec Iliade du collectif À tire d’aile, les jeunes compagnies bousculent les figures tutélaires de nos représentations pour en reposer les enjeux, manifestant là un besoin de renouveau esthétique mêlant réalité et fiction.
Au programme de ces Rencontres Jeune création, quatre jeunes femmes – ou groupes de jeunes femmes – s’emparent d’un plateau bien souvent  dépouillé pour investir de leurs corps et de leurs voix un espace réécrit à chaque représentation, comme pour mieux partager avec le spectateur le vivant de l’instant, sa fragilité, par opposition à la stabilité d’un « produit » qui serait calibré et reproductible à l’identique. Dans ces espaces épurés, propices au développement de l’imaginaire, le spectateur est invité à faire sien le cheminement qui est le leur, inscrivant l’acte théâtral dans un espace commun créateur de pensées et d’émotions, voire de valeurs communes.
C’est pour partager plus intensément ce temps que nous le proposons dans le cadre de deux soirées consécutives composées chacune de deux spectacles aux formats courts (1h15 maximum).
Et si « soutenir l’émergence de ceux qui produisent déjà le théâtre de demain » est bien la vocation d’une scène dédiée aux écritures contemporaines, comme nous en témoignons tout au long de la saison avec des spectacles tels que Méduse, Le Chien, la Nuit, le Couteau, Une chambre à Rome ou encore Par les villages, ce soutien ne peut exister sans votre présence et sans votre engagement aux côtés des artistes, comme le rappelle Joël Dragutin dans son éditorial…

Souscription au PASS 4 spectacles 20 € (voir détails – page tarifs)