Théâtre 95

Arable

Arable

TEXTE ET MISE EN SCÈNE DE KARIMA EL KHARRAZE

COMPAGNIE À BOUT PORTANT

Vendredi 26 mai à 22h00

AVEC MOUNA BELGHALI, ESTELLE LESAGE
SCÉNOGRAPHIE GARANCE COQUART ET JONATHAN DEBROUWER
LUMIÈRE LAIS FOULC ET PHILIPPE BOCAGE
CRÉATION SONORE VINCENT LENDOWER
COSTUMES PAULINE ZURINI

Rencontres Jeune Création
Le Maroc et la France. Deux pays, deux langues et une histoire emmêlée. Deux actrices aux cheveux frisés, aux deux nationalités
sont une seule femme-enfant, adolescente puis adulte en (dés)équilibre sur ces deux terres. À travers elle(s), Karima El Kharraze, née en France dans les années 1980 de parents marocains raconte son histoire, indissociable d’une histoire sociale française et de sa mémoire. Elle raconte la brume du nord et le désert du sud, les longs voyages en voiture, le père étranger aux mots tus, les amours défendues. Interrogeant les stigmates et les stéréotypes, de la fille arabe sous couvre-feu à la beurette intégrée, Karima El Kharraze met au centre une identité délaissée à la périphérie, spatiale et sociale. Arable remue les terres intimes pour découvrir les racines, élever les boutures et invoquer les possibles qui rendent fertiles le présent.

 

Durée du spectacle : 1h05

 

Rencontres Jeune Création

Iliade, vendredi 26 mai à 20h00
Arable, vendredi 26 mai à 22h00
C’est (un peu) compliqué d’être l’origine du monde, samedi 27 mai à 20h00
Ce qui demeure, samedi 27 mai à 22h00

«Soutenir l’émergence de ceux qui produisent déjà le théâtre de demain.» Joël Dragutin
Affirmées de manière individuelle ou collective, intime ou au contraire démonstrative et impertinente, les problématiques posées par les jeunes compagnies interrogent le temps présent et souvent le dépassent pour l’inscrire dans une histoire commune universelle et intemporelle.
Qu’il s’agisse de la construction de son identité à la lumière de la mémoire familiale avec des spectacles tels que Arable de Karima El Kharraze (compagnie À bout portant) ou Ce qui demeure d’Élise Chatauret (compagnie Babel), de la place accordée à la femme dans la société lorsque celle-ci acquiert le « statut » de mère avec C’est (un peu) compliqué d’être l’origine du monde du collectif Les Filles de Simone, ou de la façon de sublimer la souffrance inhérente à la condition de mortel avec Iliade du collectif À tire d’aile, les jeunes compagnies bousculent les figures tutélaires de nos représentations pour en reposer les enjeux, manifestant là un besoin de renouveau esthétique mêlant réalité et fiction.
Au programme de ces Rencontres Jeune création, quatre jeunes femmes – ou groupes de jeunes femmes – s’emparent d’un plateau bien souvent  dépouillé pour investir de leurs corps et de leurs voix un espace réécrit à chaque représentation, comme pour mieux partager avec le spectateur le vivant de l’instant, sa fragilité, par opposition à la stabilité d’un « produit » qui serait calibré et reproductible à l’identique. Dans ces espaces épurés, propices au développement de l’imaginaire, le spectateur est invité à faire sien le cheminement qui est le leur, inscrivant l’acte théâtral dans un espace commun créateur de pensées et d’émotions, voire de valeurs communes.
C’est pour partager plus intensément ce temps que nous le proposons dans le cadre de deux soirées consécutives composées chacune de deux spectacles aux formats courts (1h15 maximum).
Et si « soutenir l’émergence de ceux qui produisent déjà le théâtre de demain » est bien la vocation d’une scène dédiée aux écritures contemporaines, comme nous en témoignons tout au long de la saison avec des spectacles tels que Méduse, Le Chien, la Nuit, le Couteau, Une chambre à Rome ou encore Par les villages, ce soutien ne peut exister sans votre présence et sans votre engagement aux côtés des artistes, comme le rappelle Joël Dragutin dans son éditorial…

Souscription au PASS 4 spectacles 20 € (voir détails – page tarifs)